Ottawa renonce à imposer une redevance de 5% aux plateformes de diffusion américaines

Le gouvernement de Mark Carney renonce à imposer une redevance de base de 5 % aux grandes plateformes de diffusion en continu, comme Netflix, Prime Video et Disney+, qui devait contribuer au financement des médias et de la culture canadienne. Cette mesure, annoncée par le CRTC en 2024, n'était jamais entrée en vigueur en raison d'un recours judiciaire intenté par les plateformes. Ottawa affirme toutefois que ces entreprises devront continuer à réinvestir une partie de leurs revenus dans le contenu canadien, sans préciser les modalités de cette future entente.

Le gouvernement maintient également son engagement d'investir 600 millions de dollars par année pour soutenir le cinéma, la télévision et la production de contenu dans les deux langues officielles. Cette décision survient alors que les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis demeurent tendues.

Bien que le premier ministre Carney nie tout lien avec les pressions de Washington, l'annonce a suscité de vives critiques de la part des partis d'opposition, comme le Bloc québécois et le NPD, qui accusent le gouvernement fédéral de plier une fois de plus sous la pression de l'administration Trump. Les conservateurs, eux, dénoncent le fait que les contribuables devront assumer la facture ainsi qu'un recul dans la protection de la culture canadienne et québécoise. Le premier ministre Carney soutient, pour sa part, que cette décision vise avant tout à protéger le pouvoir d'achat des Canadiens et à éviter une hausse des coûts pour les abonnés aux plateformes.

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