Ford ne croit pas que la Chine ouvrira une usine d'assemblage automobile au Canada

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’oppose fermement à l’accord conclu entre le Canada et la Chine concernant les véhicules électriques chinois. Selon lui, cette entente nuit directement à l’industrie automobile ontarienne et met en péril des milliers d’emplois. L’accord permet à la Chine d’exporter jusqu’à 49 000 véhicules électriques par année au Canada avec un tarif préférentiel de 6,1 %, ce qui représenterait environ 33 % du marché canadien des véhicules électriques. Ford estime que cette situation crée une concurrence déloyale, puisque les constructeurs chinois bénéficient de fortes subventions gouvernementales.

Ford affirme également que la Chine n’établira jamais d’usine d’assemblage automobile au Canada et que l’argument de la création d’emplois est donc trompeur. Il rappelle que l’industrie automobile ontarienne dépend largement des exportations vers les États-Unis pour demeurer rentable et que l’arrivée massive de véhicules chinois pourrait fragiliser cette relation commerciale stratégique. Il soulève aussi des inquiétudes liées à la sécurité nationale et critique le manque de consultation des provinces avant la conclusion de l’accord.

Ford reproche par ailleurs au premier ministre Mark Carney de ne pas avoir communiqué avec lui au sujet de cette entente et dénonce une décision prise sans dialogue ni transparence. Ford est toujours dans l’attente d’un appel du premier ministre Carney.

(Photo : Doug Ford / X)